Le système de membres de Philum est assez complexe, car il s'agit avant-tout d'une plateforme de hubs, il y a donc différentes sortes d'échanges entre les admins des hubs.
S'inscrire comme admin d'un hub, inscrit une entrée dans les utilisateurs, s'auto-ajoute comme membre et ajoute une entrée d'initialisation du hub, qui sert ensuite pour trier les différentes sortes d'utilisateurs.
Les autres admins peuvent devenir membres du hub sans avoir à s'inscrire à nouveau, seulement en obtenant un niveau d'autorisation (en tant que membre, un peu comme facebook où on devient "ami"). Cela lui permet de publier sur le hub en envoyant des alias vers ses articles, dont il garde la main (s'il le supprime, tous les alias sont supprimés).
Les différents niveaux d'autorisation sont de 0 à 7 :
0 (login) : seul l'utilisateur connu peut se loguer ;
1 (trackback) : peut ajouter des commentaires si cette fonction n'est pas rendue publique ;
2 (post) : peut composer et modifier ses articles, mais pas les publier ;
3 (publish) : peut publier ses articles ;
4 (edit) : peut éditer n'importe quel article ;
5 (design) : accède à la constitution du site ;
6 (admin) : accède aux fonctions phénoménales ;
7 (superadmin) : accède aux fonctions cruciales de tous les hubs sur ce plan d'existence tout du moins (il peut y avoir plusieurs calques de hubs).
Chaque niveau d'autorisation peut accéder aux articles qui lui sont ouverts, et chose amusante, peut paramétrer le niveau d'autorisation des membres d'un niveau inférieur (chose démocratique).
Automember est un paramètre (admin/params) qui reçoit un niveau de 0 à 4.
Dans ce cas le visiteur accède aussitôt aux privilèges associés à ce niveau.
Même si ça n'a l'air de rien, ça a été une petite tourmente pour la conception, et ça ouvre des usages nouveaux pour le logiciel (nombreuses mises en relation de fonctions existantes = plus grande émergence).
Désormais sur philum.org le visiteur peut directement publier des articles, et conserver soigneusement son url de type 'philum.org/1234' (on n'a pas besoin de tinyurl, elles sont tiny dès le départ), tout comme cela se fait sur des sites qui proposent de faire des dessin à la souris.
Aussitôt connecté à la page, le visiteur devient un utilisateur et obtient un ticket d'entrée qui lui permet d'accéder aux fonctions du logiciel, de les enregistrer et de revenir plus tard. C'est intéressant au niveau technique, ça soulève des contradictions.
Il est convenu que chaque utilisateur doit avoir un nickname et un password, le nickname étant unique et servant aux tris, et le password permettant qu'un autre ne vienne pas détruire ses données.
Mais en terme de microblogging on conçoit aussi l'intérêt de former des micro-communautés où la confiance est plus grande que sur des macro-communautés, et c'est précisément ça qui permet plus de liberté.
A plusieurs reprises Philum utilise des bases de données qui peuvent être privées ou publiques, et celles qui sont publiques peuvent être détruites par n'importe qui. C'est le cas pour le fichier des typos, les définitions de site et les modules et connecteurs personnalisés. Pourtant ce sont celles-là qui sont utilisées par défaut (à la naissance du logiciel), de façon à avoir des données communes.
Dans le même esprit, les utilisateurs peuvent s'échanger des données, des articles, des tables ou des fichiers, entre hubs aussi bien qu'entre serveurs.
On essaie de tout faire pour éviter la maladresse ou la malveillance mais dans une limite acceptable, car en sachant que nous ne sommes pas les ennemis que les hackers combattent ; ils combattent les riches ! (Vive les hackers !)
Ainsi s'est imposée l'idée de permettre au public, (des fois on en a eu besoin dans la précipitation), d'enregistrer des données, stocker le contenu d'une url en un clic, stocker une photo ou une vidéo, depuis un poste externe, en ayant seulement dix secondes pour procéder.
C'est un peu comme un cloud, sauf que dans le cloud ils se plantent s'ils croient séduire les gens avec un côté privatif et fermé ; il faut que ce soit ouvert, à la limite il faudrait un bureau partagé.
Cela peut être considéré comme ces sites qui offrent de simuler un éditeur de texte, eux aussi fonctionnent en mode ouvert, mais c'est très limité (ça perd toujours en lumière de l'esprit quand on copie les choses qui existent déjà).
Alors pourquoi ne pas profiter de toutes les fonctions d'édition d'un CMS, qui sont pas plus nombreuses (qu'un éditeur de texte) mais beaucoup mieux ciblées sur l'usage. De plus on espère que cela aura l'avantage de rendre plus populaire l'usage des connecteurs, qui sont une alternative de génie au html.
Ouvrir un niveau d'autorisation, par exemple 3 (publicateur) fait du visitteur un membre du hub en cours dans lequel il public une entrée. Ce site est dès lors partagé par les utilisateurs, et son ensemble, comment les articles sont liés, les catégories et les tags qu'ils décident d'utiliser se font sur une place publique, qu'il est possible d'observer globalement.
C'est amusant finalement que la dernière innovation du web consiste à ouvrir des fonctionnalités privées, c'est à dire à contourner des motifs de sécurité (qui sont un peu excessifs). C'est un peu le schéma évolutif, d'abord on crée l'interrupteur, et ensuite on l'allume.
Visitez http://hubs.philum.org